
Dans nos sociétés occidentales, notre quotidien en ville nous contraint à être souvent pressés, à passer du temps (beaucoup de temps) dans les moyens de transports, et à être quasiment tout le temps enfermés dans des locaux (environ 80% de notre temps !). Ainsi, le temps passé dehors a drastiquement diminué. De plus, le retour des temps pluvieux ne motive pas vraiment à sortir… Pourtant ce temps en extérieur est très riche et répond à plusieurs besoins fondamentaux de l’enfant.
Jouer dehors répond d’abord au besoin fondamental de bouger. En effet, les espaces extérieurs plus vastes que les intérieurs, permettent à l’enfant de courir, de sauter, de crier à sa guise. Il peut ainsi décharger les tensions accumulées en toute liberté. Cette dépense physique est indispensable pour la santé.
Proposer à l’enfant une sortie dans un jardin, un parc, une forêt, un champ, au bord d’un lac…. permet de combattre la sédentarité imposée par notre mode de vie, et d’évoluer dans un milieu moins pollué.
L’assurance maladie recommande (plus d’informations ici https://www.ameli.fr/gironde/assure/sante/themes/activite-physique-sante/age-activite-physique#text_1096 ) :
- Pour les enfants de moins de 5 ans : « Trois heures d’activité physique chaque jour : jeux actifs, marche, course, sauts, lancers, jeux d’équilibre, initiation à la natation… »
- Pour les enfants de 6 à 11 ans : « Au moins une heure d’activité physique d’intensité modérée à élevée par jour : les accompagner à l’école à pied, à vélo, favoriser les jeux actifs collectifs, les inciter à pratiquer un sport avec un club, une association… »
- Pour les adolescents de 12 à 17 ans : « Au moins une heure d’activité physique d’intensité modérée à élevée par jour pour améliorer la souplesse et l’endurance, selon les goûts de l’adolescent : gymnastique, danse, escalade, sports collectifs… »
- Pour les adultes : « Chaque jour, une activité physique d’endurance d’intensité modérée à élevée (responsable d’un essoufflement faible à élevé) d’une durée de 30 minutes, au moins 5 jours par semaine est recommandée. »
Jouer dehors pour respirer un air plus sain
Même si cela peut paraitre étonnant, les études prouvent que nos espaces intérieurs sont plus pollués que les espaces extérieurs, même en pleine ville. Ainsi, le temps passé dehors permettrait également de réduire les infections de la sphère ORL. Il n’y a donc pas hésiter, même si votre enfant a un petit rhume vous pouvez profiter du grand air.
Dans les pays scandinaves, il n’est pas rare que des crèches ou des écoles soient installées en plein air. De même, il y est habituel de faire dormir les bébés dehors.
Jouer dehors pour respirer un air plus sain
Même si cela peut paraitre étonnant, les études prouvent que nos espaces intérieurs sont plus pollués que les espaces extérieurs, même en pleine ville. Ainsi, le temps passé dehors permettrait également de réduire les infections de la sphère ORL. Il n’y a donc pas hésiter, même si votre enfant a un petit rhume vous pouvez profiter du grand air.
Dans les pays scandinaves, il n’est pas rare que des crèches ou des écoles soient installées en plein air. De même, il y est habituel de faire dormir les bébés dehors.
Une acquisition qui n’est pas linéaire
Le développement de l’enfant n’est pas linéaire, il est fait de bonds en avant et de retours en arrière : il est donc logique qu’il en soit de même pour l’acquisition de la propreté.
Il existe différentes phases dans l’acquisition de la propreté : rétention urinaire, fécale, diurne, durant la sieste, nocturne. Elles dépendent de divers facteurs, et comme chaque enfant est différent : il n’y a pas de règles sur l’ordre dans lequel elles sont maitrisées, ni sur leur simultanéité ou non.
De même, il est naturel que des accidents persistent pendant quelques temps : souvent ils se produisent lorsque l’enfant est tellement absorbé par une activité qu’il en oublie de prendre en compte ses sensations.
Si les accidents se multiplient nécessitant le retour à la couche ou que votre enfant la redemande à un moment donné, n’hésitez pas à faire ce petit pas en arrière. Cela ne veut pas dire que le travail effectué jusque-là sera perdu, ni qu’il faudra reprendre à zéro. L’enfant est peut-être simplement accaparé à développer de nouvelles compétences et il ne peut pas forcément tout faire à la fois !
En résumé :
- L’acquisition de la propreté nécessite une maturation physiologique et psychologique de l’enfant, il est donc impossible de brûler les étapes pour l’accélérer.
- C’est un long processus pour l’enfant, mais l’arrêt des couches peut être très rapide.
- Accompagner l’enfant en amont en lui proposant : de bouger, des lectures sur ce thème, des jeux de transvasement, de se familiariser à l’univers des toilettes.
- Accompagner l’enfant durant cette période : en lui montrant que vous avez confiance en lui, en instaurant une routine, en favorisant des vêtements propices à l’autonomie.
- Il y a différentes phases qui ne sont pas forcément maitrisées de façon simultanées.
- Le retour en arrière ne marque pas un échec, mais une nouvelle étape du développement.
